Par Elisabeth & François
La Picardie en passant par Valveron
Rendez-vous avec Grand-Maman à Mâcon, nous partons sur les traces de nos nombreux passages à Valvron.
Autant mettre à profit les kilomètres qui nous séparent de la Bourgogne pour découvrir des lieux qui nous sont inconnus.
Départ de Rochefort lundi en fin de matinée, halte prévue : Valence.
Valence
Nous voici donc arpentant les ruelles du centre historique de Valence. Nous zappons le kiosque Peynet et le parc avec vue sur le château de Crussol, c’est un panorama que nous connaissons. Arrêtons-nous à la cathédrale Saint Apollinaire. La porte est fermée, mais nous apprenons qu’au Moyen Age le clocher servait de tour de guet pour surveiller la campagne alentour et la navigation sur le Rhône.
Puis nous admirerons la maison aux têtes, la maison mauresque, l’hôtel de ville, le théâtre, la fontaine monumentale.
Napoléon Bonaparte ayant séjourné à Valence, on y voit sa maison. Des rues et des quartiers portent son nom.
Lundi, les magasins sont fermés… Mais les bistrots sont ouverts et les rues vivantes car aux nombreuses terrasses de café des gens sont attablés. Aucun regret, la pause à Valence était une bonne idée.
Maintenant direction Hauterives.
Que de beaux paysages ! Les orages de dimanche ont nettoyé l’atmosphère et le ciel tantôt bleu, tantôt chargé de gros nuages noirs filtre les rayons dorés du soleil automnal. Nous passons même devant des champs de châtaigniers qui, cultivés forment de belles boules d’un vert soutenu sur des troncs de hauteur moyenne.
On passera la nuit chez un éleveur de biquettes également facteur et pompier qui vient de rencontrer brutalement un sanglier.
Hauterives
Ce matin : Palais idéal du facteur Cheval.
Un peu d’histoire…
Ferdinand Cheval est né en 1836 dans une famille rurale. D’abord apprenti boulanger il exerce différents petits métiers et revient à Hauterives pour devenir facteur. Il a 31 ans. D’un premier mariage il a 2 garçons, le 1er décède en bas âge, puis son épouse meurt également. Quelques années plus tard il épouse Claire-Philomène. De leur union naît Alice qui perd la vie à 15 ans : un drame…
Un jour, lors de sa tournée quotidienne – 43 km à pied – Ferdinand bute contre une pierre si bizarre qu’elle lui rappelle un de ses rêves : construire un palais féérique dépassant l’imagination. Commence alors un travail acharné qui durera 33 années. Nuit après nuit, dans ce qui était son potager le facteur construit son chef d’œuvre. Le jour il collecte des pierres qu’il assemble sans relâche, inspiré par la nature, par les magazines qu’il distribue et par les cartes postales qui commencent à apparaître. Son imagination et son opiniâtreté ont accouché d’un merveilleux monument, unique œuvre architecturale de l’art naïf.
Le temple indou, le chalet suisse, la maison blanche, la maison carrée d'Alger et un château du moyen âge.
Les décors et les phrases gravées sur les murs placent l'observateur dans des contrées lointaines et l'invitent à la tolérance envers d'autres religions et d'autres civilisations.
D'autre part, Ferdinand insiste sur l'obstination et la persévérance dont il a fait preuve pour réaliser son palais.
Les premiers visiteurs sont arrivés dans les années 1905, et c'est le facteur Cheval lui même qui fut leur guide.
Solutré
Nous avons l’après-midi pour visiter le musée de Solutré.
L’arrivée sur le site par les routes qui serpentent entre les vignobles est une superbe introduction. La roche de Solutré s’élève, fière, au cœur du paysage Bourguignon. Ses contreforts sont protégés pour sa faune et sa flore, notamment les pelouses calcaires.
Pourquoi Solutré ? Parce que ce lieu est un grand site de fouilles archéologiques. Le musée retrace donc l’histoire de l’humanité.
On y voit des ossements et des outils mais le plus spectaculaire est le magma d'os de chevaux datant de -28000 à - 22000 ans découvert en contrebas de la roche. Cette couche de magma est formée de restes de chevaux, de lames de silex et de sédiments. Les hommes chassaient vraisemblablement les chevaux ou les rennes à l'affut sur leur trajet de migration.
Allez zou, direction Mâcon, on ne voudrait pas faire attendre Grand-Maman à la gare ! … Après maintes péripéties, elle n’arrivera que vers 20 heures, la pauvre.
Macon
19h50, nous sommes dans le hall de la gare de Mâcon, et voici Grand-Maman qui descend du train. Bon, on ne dira pas qu’elle est fraîche comme un gardon mais elle a bien surmonté ses 10 000 pas et a gardé le sourire. Tout cela vaut bien un apéro !
Dodo à Mâcon.
Visite de la ville avec un guide, juste pour nous trois.
Petite introduction : Mâcon, malgré ses 35000 habitants est la préfecture de Saône et Loire. Cet endroit est habité depuis l’antiquité, à l’époque romaine, c’était Matisco, traversée par la voie Agrippa. La Saône y a toujours joué un rôle important : voie navigable pour le commerce et ressource en eau pour les artisans et toute la population. Cependant ses crues ont parfois provoqué de gros dégâts.
Commençons par la cathédrale Saint Pierre, de style roman. Pourtant, elle date des années 1860 ??? Eh oui, c’est du « néo roman ». Notre guide nous explique quelques œuvres magnifiques, dont un autel en marbre d’une finesse incomparable et une fresque représentant des soldats de la première guerre mondiale (thème assez rare dans une église). Cette grande bannière blanche et verte est là pour donner les couleurs du temps liturgique. Puis nous montons jusqu’à l’orgue et découvrons la vue sur la nef. Etonnant !
Nous voici maintenant devant l’hospice de la charité, créé par Saint Vincent de Paul en 1621 (une des premières « Charités » de France). Évidemment cette bâtisse a subi maintes transformations jusqu’à devenir aujourd’hui un immeuble d’habitations plutôt huppé. A côté de la porte d’entrée on peut encore voir la tour d’abandon. C’est un tour en bois dans lequel les mères pouvaient déposer leur nouveau-né de façon anonyme. Si cet objet nous offusque, il fut une époque où certaines femmes, ne pouvant pas élever leur enfant, trouvaient en le déposant ici l’espoir qu’il aurait une vie meilleure.
« Cette ingénieuse invention de la charité chrétienne qui a des mains pour recevoir et qui n’a point d’yeux pour voir et point de bouche pour révéler. » Alphonse de Lamartine
Puis traversant les rues commerçantes notre guide porte notre attention sur de jolies portes et façades et sculptures qui témoignent de la vitalité de Mâcon aux XVIIIe et XIXe siècle.
Nous passons devant l’ancienne cathédrale dite du Vieux Saint Vincent dont il manque une grande partie de la nef.
Rejoignons maintenant la maison de bois, taverne lors de sa construction vers 1500, et observons les nombreuses statues – souvent grivoises – ornant sa façade. Voilà qui fait la fierté de Mâcon.
Autun
Les jambes de Grand-Maman faisant preuve de résistance, nous arpentons la ville en appréciant les divers monuments. Hôtel de ville, théâtre, les grilles dorées du lycée Bonaparte et le passage Balthus.
Petite grimpette jusqu’à la cathédrale. Claire et très harmonieuse, elle abrite surtout de superbes chapiteaux, ils font d’ailleurs sa réputation. Le tympan n’est pas en reste et mérite une pause « observation ».
En route pour Valvron.
Grand-maman est peut-être émue, mais certainement ravie de rouler vers « le château ». Etang-sur-Arroux, Valvron du haut, le domaine et le château. Nous revivons un trajet maintes fois effectué. Nous cherchons un espace plat sur l’allée, c’est là que nous dormirons.
Valveron
Nuit paisible sous les noyers, et hop, allons voir le château.
La cour et le puits n’ont pas changé, mais les volets sont fermés, notre envie de jeter un œil à l’intérieur ne sera pas satisfaite…
Un petit tour à l’arrière, la ruche n’est plus sur le muret mais le reste est tel que dans nos mémoires. Que de bons souvenirs nous avons ici !
Klaxon
C’est Pierrick, le jardinier et concierge du quartier qui se demande qui bloque le passage. Nous nous présentons et bavardons avec lui un bon moment. Il nous donne des nouvelles de toute la famille et parle de la région, c’est une parenthèse bien sympathique.
Pour une surprise, cliquez sur la photo...
En route pour Epoisses, célèbre pour son fromage, où paraît-il, nous pourrons voir un beau château.
Epoisses
Nous traversons les douves et passons la porte. Une affichette nous invite à déposer 3€ par personne dans une tirelire et à détacher les tickets d’entrée. Inhabituel, mais pourquoi pas ?
L’origine de ce château est antérieure au VIe siècle, la reine Brunehaut y aurait fréquemment séjourné avec son petit fils Thierry, jeune roi de Bourgogne. Devenu maison seigneuriale au XIIe siècle, il passera de mains en mains et subira moulte transformations. Il appartient à la même famille depuis 1661.
Le parc est impeccablement entretenu et la fille de la maitresse des lieux a enregistré des commentaires qui nous sont diffusés grâce à nos téléphones.
Nous passons devant le colombier, immense. A l’intérieur, une échelle tournante permet d’entretenir les 3000 boulins (niches). Au Moyen-Âge le nombre de pigeons élevés dans un colombier était réglementé et dépendait de la puissance du seigneur. On élevait des pigeons pour les consommer et pour apporter de l’engrais aux cultures.
Bien des personnages célèbres ont séjourné ici : la marquise de Sévigné, le grand Condé, les ducs de Bourgogne, et plus récemment la reine Elizabeth II d’Angleterre.
A la révolution les propriétaires sont arrêtés et emprisonnés, la moitié du château est détruite, c’est pourquoi il a aujourd’hui la forme d’un fer à cheval. A l’origine, la demeure formait un ovale enserrant une cour.
Entre les 2 remparts se trouve aussi une chapelle, c’est aujourd’hui l’église paroissiale.
Belle halte, si vous passez par-là, ne manquez pas la visite, et sachez qu’en juillet et août on peut même entrer dans le château.
C’est reparti, nous allons maintenant à Montbard, visiter l’abbaye de Fontenay. Y serons-nous à temps pour avoir un guide ?
Fontenay
L'abbaye de Fontenay a été fondée en 1118 par Saint Bernard de Clairvaux et est la plus ancienne abbaye cistercienne conservée au monde.
Elle prospère rapidement et "essaime" par delà les frontières. A la fin du XIIe siècle les moines développent des activités métallurgiques et sidérurgiques. A partir du XVIe siècle l'abbaye décline.
Après la révolution française qui entraîna le départ des moines, elle a été reprise comme bâtiment industriel, pour y installer une papeterie. Ceci a permis de préserver l'ensemble des bâtiments de style roman ; l'église abbatiale, le dortoir des moines, la salle capitulaire, la salle des moines et la forge.
L'abbaye est agrémentée d'un parc paysagé classé jardin remarquable, elle est la propriété privée de la famille Aynard qui l'habite.
Un p'tit vin blanc accompagné de jambon persillé, voilà un apéro bourguignon !
Troyes
Troyes est la préfecture de l'Aube ( 10 ), elle est traversée par la Seine et se trouve en Champagne, dont elle était la capitale comtale. Elle doit son nom aux Tricasses, un peuple celte qui occupa les lieux à l'époque romaine.
Grand-maman nous régale au Tablier ... Une brasserie bien locale.
Rue la plus étroite de la ville, la ruelle des chats donne une idée des rues médiévales se rétrécissant en hauteur. Les étages des maisons débordaient sur la rue pour augmenter leur surface, car l'impôt était calculé sur la surface au sol.
Au Moyen-Age Troyes est une ville importante grâce aux foires de Champagne.
La renaissance est une période florissante pour Troyes grâce au commerce, aux industries textiles, tanneries, papeteries et imprimeries. Prospérité également dans le domaine des arts : architecture, sculpture et vitraux.
Mais, le 24 mai 1524, un effroyable incendie détruit le tiers de la ville : 1500 maisons sont ravagées et la plupart des églises fort endommagées. De nombreuses maisons et hôtels particuliers seront reconstruits. Et voilà que certaines d'entre elles sont arrivées jusqu'à nous ! Elles fêteront donc bientôt leurs 500 ans.
A l'intérieur de chaque église se trouve une cabine et une personne qui surveille, c'est étonnant. L'une d'elle nous a entrepris et raconté des anecdotes. C'était intéressant, mais un peu compliqué à suivre ... à moins d'être très calé en généalogie.
Hotel du petit Louvre
Eh bien, nous avons encore gambadé, mais ça en valait la peine. Ce centre ville est remarquable, un guide nous aurait appris beaucoup de choses car on sent qu'ici l'histoire est chargée et que nous l'avons juste survolée.
Une autre fois peut-être...
En Picardie...
Le plein de rencontres : Dominique et Philippe, Agnès et Jean-Marie, Françoise et Milo, Corinne et Jean-Louis, Colette..., de paysages : Les étangs, Le Crotoy...
La journée " Le Crotoy " se terminera à Abbeville.
Il fallait bien partager les noix de St Jacques bordées de nouilles...
Le retour
Provins
La cité médiévale de Provins, Patrimoine Mondial de l’Unesco, vous invite pour une expérience unique…
Monuments, spectacles, visites guidées, jardins et activités vous promettent un voyage exceptionnel au Moyen Âge !
La Tour César, la Grange aux dîmes, le Prieuré Saint-Ayoul, le musée, les remparts, les souterrains sont les monuments que nous avons découverts.
Si l'histoire de Provins a débuté dans l'antiquité, ce que nous découvrons aujourd'hui commence avec l'époque mérovingienne.
Au IXe siècle Charlemagne y envoie ses missi dominici, et Provins frappe sa propre monnaie ! Au Xe siècle Provins est la troisième ville du royaume des Francs après Paris et Rouen, et cela grâce aux foires de Champagne (dont on a parlé à Troyes). Il faut dire que les foires étaient un évènement de grande importance. Elles regroupaient des commerçants venus de toute l'Europe mais aussi des acheteurs venus de loin. Il fallait bien entendu nourrir et loger tout ce monde, mais aussi entreposer les marchandises et fournir des étals. Les commerçants devaient entrer puis sortir de la ville ce qui donnait deux occasions de prélever des taxes ! En contrepartie des moyens de communications ( routes, ponts et canaux ) étaient construits et la sécurité des personnes assurée - mais cela, la guide n'en a pas parlé... -
Il ne reste des remparts de Provins "que" 1200 m , ils étaient, au XIIIe siècle, longs de 5000 m
La construction de la collégiale Saint Quiriace ou Cyriaque de Jérusalem a débuté vers les années 1160. Elle remplace une basilique devenue trop petite pour accueillir la communauté de chanoines présents ( environ une centaine). Mais... les finances manquent et seulement 2 travées de la nef seront construites sur les 8 initialement prévues. Une croix marque la position qu'aurait celle de l'entrée si l'église avait été terminée.
Comme son nom ne l'indique pas, la Tour César est élevée au XIIe siècle, à cheval sur le mur de fortifications, elle sert de donjon, également de prison. Carrée à sa base, elle devient octogonale à mi-hauteur, architecture unique. Elle n'était alors pas couverte et se terminait par des créneaux. Le toit actuel et la charpente datent des XVIe et XVIIe siècle.
Maison du gouverneur, cour intérieure et sa citerne,
des latrines et une fosse extérieure assuraient l'hygiène du site.
Chemin de ronde, vu d'en bas
En empruntant cet escalier, on imagine aisément la difficulté d'en faire de même couvert d'une cotte de mailles, chargé d'une épée, craignant à tout moment d'être attaqué par des hommes postés au dessus.
Les cloches sont installées ici après l'effondrement du clocher de Saint Quiriace. Des six cloches d'origine, cinq furent brisées et fondues à la révolution pour la fabrication de canons et de monnaie. La plus grosse (seule restante) a un diamètre d' 1,48 m et pèse 3 tonnes. Elle porte l'inscription:
En l'an 1511, ayant été fondue
De Quiriace on me donna le nom,
Je règne dans les airs et chasse de la nuée
Diable, tonnerre et grêle par mon nom.
La grange aux dîmes était un marché couvert au temps des foires de Champagne. La salle basse servait d'entrepôt, le rez-de-chaussée de boutique et l'étage d'habitation. Des étoffes permettaient de cloisonner l'espace.
L'écrivain public
Incontournable durant les foires, il note sur une plaquette de cire les actes et conventions passés entre marchands et changeurs. Il rédige les jugements et règlements des foires ainsi que les lettres de change.
Le marchand italien
Venu de Venise, Gênes ou Florence, il vend des produits de luxe des pays méditerranéens et d'Orient : soieries, épices... puis il achète et rapporte au pays des produits d'Europe du Nord.
Le marchand Flamand
Il apporte avec lui laines, fourrures et peaux d'Europe du Nord. Les Flandres, pays où les moutons et les voies d'eau se trouvent en quantité, fournissent une draperie de bonne qualité
La filleuse
La tisseuse
Avant que le tisserand ne place la laine sur son métier, celle-ci doit subir une longue préparation : d'abord triée (afin d'ôter les impuretés) elle est battue pour l'assouplir, puis démêlée pour éliminer la bourre et former un fil régulier, c'est le cardage. Le tissage peut enfin avoir lieu. Mais le drap présentant encore des irrégularités il sera foulé (piétiné dans de l'eau avec de la terre à foulon). Enfin il faudra le teinter. Environ une trentaine d'opérations qui s'étalent sur un mois.
Le changeur
Il tient ordinairement sa table ou son banc (d'où le terme banquier) en plein air ou dans une boutique ouverte sur la rue. Les tables de changeurs se donnent en fief, se louent ou se vendent.
Le potier
L'industrie de l'argile se développe. Les potiers provinois sont réputés pour la perfection de leur art. Les tuiliers produisent tuiles, chatières, faîtières et de somptueux carreaux de pavement.
Le carrier
C'est l'ouvrier qui extrait la pierre, le sable ou l'argile. Sa technique s'apparente à celle du mineur, il travaille dans l'humidité et soufre souvent de silicose. Il est payé à la tache chaque jour.
Le tailleur de pierre
C'est une main d'œuvre itinérante. Il acquiert son savoir faire à l'issue d'un long apprentissage. La marque qu'il appose sur chaque pierre servira à quantifier son travail. Ses outils sont inchangés depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.
Le parcheminier
Il choisit une peau (de mouton le plus souvent) jeune et sans trace. Il la rend la plus fine et lisse possible puis la trempe dans un bain d'argile et de chaux vive. Après le séchage, il bouchonne la peau avec de la farine de craie afin que l'encre ne s'étale pas dans les pores. Le parchemin reste le matériau noble de l'écriture jusqu'à la révolution.
Le papier, connu des Chinois depuis le VIIe siècle ne connaît une diffusion massive en Europe qu'au XVe siècle, c'est la naissance de l'imprimerie.
Le marchand de drap de Provins
Le drap ners de Provins est très réputé. D'un bleu presque noir, il est vérifié et reconnu recevable par la "corporation des maîtres tisserands et drapiers". La pièce d'étoffe est alors marquée par un sceau en métal.
Les souterrains
A l'origine carrière de terre à foulon pour les tisseurs, ces galeries ont servi de refuge, de cave et même de lieu de réunion pour les sociétés secrètes.
Elles sont présentes dans la ville haute et basse.
A l'office de tourisme, on nous a proposé, sans grande conviction, de pousser la visite jusqu'au prieuré de Saint Ayoul, il nous reste un peu de temps, nous nous y rendons. Il faut traverser la ville haute et descendre, après les quartiers commerçants, nous y voila.
Petite histoire : Tout commence en 996 par la découverte de reliques de Saint Ayoul, évènement qui donnera lieu à des pèlerinages conséquents. Qui dit pèlerinage, dit foule. Qui dit foule, dit besoin de nourriture et logements, dit commerce... dit foire !
Les foires de Provins sont nées, elles ont lieu en mai ville haute et en novembre ville basse.
Le prieuré de Saint Ayoul : Explications
Une partie des statues du tympan ayant été détruite, des œuvres contemporaines en bronze réalisées par Georges Jeanclos les ont remplacées.
Au centre Jésus, entouré de 2 prophètes : Abraham et ??
Puis dessous, 3 étapes de la vie de la Vierge Marie: l'annonciation, la visitation, et la dormition.
Après le tour du cloître, un coup d'œil à la salle capitulaire nous pénétrons dans la chapelle sud puis le chœur des moines qui a été restauré récemment.
Quelle surprise !! C'est lumineux, les vitraux modernes baignent le lieu d'une belle clarté et les murs sont recouverts de fresques exceptionnelles. MAGNIFIQUE
Encore une bonne marche à pied et nous sommes de retour à la roulotte. Journée bien remplie, nous sommes enchantés par cette ville et tous ses trésors, Provins est si riche qu'elle mérite une pause prolongée.
Dijon
Se balader dans l’histoire de Dijon
Ancien site de l’hôpital de Dijon, la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon abrite des trésors patrimoniaux magnifiquement conservés dans la Chapelle Sainte-Croix de Jérusalem et la Chapelle des Climats et des terroirs.
N'hésitons pas à ouvrir le lien ci-dessus, et regardons la vidéo...
N'ayant pas bien préparé notre visite, nous avons flâné dans les rues jusqu'au palais Ducal. Promenade bien agréable, d'autant plus que nous avons eu la chance de passer entre les gouttes.
Il faudra revenir à Dijon pour visiter tout ce patrimoine...
Sur la route du retour, nous traversons la Bresse.
Nous pouvons certifier que les poulets sont bien élevés en plein air.
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